+33 (0)1 78 770 770 contact@assurcore.fr
Accueil > RC > Assurance Rc Décennale > Bardage façade

Assurance décennale bardage de façade

Le bardeur, le façadier ou l’entreprise d’enveloppe du bâtiment doit vérifier que son assurance responsabilité civile décennale couvre précisément les travaux exécutés avant l’ouverture du chantier. Bardage rapporté, simple ou double peau, panneaux sandwich, vêtage et isolation thermique par l’extérieur ne sont pas nécessairement garantis par un même libellé.

Une déclaration trop générale peut laisser hors garantie un matériau, un procédé ou une activité accessoire. L’assureur doit notamment connaître les systèmes de fixation, la présence d’une ITE, les missions de conception et la nature des bâtiments réalisés.

Assurcore accompagne les entreprises de bardage dans la présentation de leur activité et la recherche d’un contrat adapté à leurs techniques, à leur expérience et à leurs marchés.

Rc décennale bardage de façade avec Assurcore Courtage

Quelle assurance décennale pour une entreprise de bardage ?

Lorsqu’elle réalise des travaux susceptibles d’engager sa responsabilité sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil, l’entreprise doit être couverte pour cette responsabilité. L’assurance doit être souscrite avant l’ouverture du chantier et viser une activité correspondant aux travaux réellement exécutés.

Après réception, la responsabilité décennale peut être recherchée pendant dix ans lorsque le désordre compromet la solidité de l’ouvrage ou le rend impropre à sa destination. Tous les défauts ne relèvent donc pas automatiquement de la décennale : leur gravité et leurs conséquences doivent être appréciées au cas par cas.

À retenir : le code APE ou la mention commerciale « façadier » ne définit pas la garantie. Ce sont le libellé de l’activité assurée, les procédés déclarés et les conditions du contrat qui déterminent la couverture.

Qu’est-ce qu’un bardage de façade ?

Le bardage est un parement extérieur rapporté sur une paroi, généralement fixé sur une ossature en bois ou en métal et séparé du support par une lame d’air. Il peut être associé à une isolation thermique par l’extérieur et remplir plusieurs fonctions : protection de la façade, amélioration thermique, résistance aux sollicitations climatiques et finition architecturale.

Les principaux procédés rencontrés

Procédé Principe Point à déclarer
Bardage rapporté Parement fixé sur une ossature devant le support Ossature, fixations, support et présence d’une ITE
Simple ou double peau Enveloppe courante des bâtiments industriels Composition du complexe et nature des panneaux
Panneaux sandwich Parements et âme isolante assemblés en usine Domaine d’emploi, fixations et prescriptions du fabricant
Vêtage Éléments fixés directement sur le support, avec ou sans isolant Procédé exact et évaluation technique applicable

Quels travaux de bardage faut-il déclarer à l’assureur ?

La déclaration doit décrire les prestations réellement réalisées et leurs limites. Selon l’entreprise, elle peut notamment comprendre :

  • la pose des pattes, rails, tasseaux et ossatures secondaires ;
  • les systèmes de fixation et de maintien du parement ;
  • la réalisation et la ventilation de la lame d’air ;
  • la pose des parements en bois, métal, composite, PVC, terre cuite ou fibre-ciment ;
  • le bardage simple peau, double peau et les panneaux sandwich ;
  • le vêtage et les systèmes rapportés sur support neuf ou existant ;
  • la pose d’une isolation thermique par l’extérieur sous bardage ;
  • le traitement des angles, appuis, encadrements, jonctions et autres points singuliers ;
  • les études d’exécution, plans de calepinage ou notes de calcul lorsqu’ils sont réalisés par l’entreprise.

Les définitions variant selon les assureurs, le descriptif du contrat et de l’attestation doit être comparé aux devis, factures et marchés de travaux de l’entreprise.

Bardage métallique, bois, composite ou avec ITE : quelles différences ?

Le matériau, le support et la composition du système modifient le risque. Un bardage métallique posé sur un bâtiment industriel n’est pas analysé de la même manière qu’un bardage bois sur construction à ossature bois ou qu’un système rapporté intégrant une isolation extérieure.

Le NF DTU 45.4 encadre notamment certains travaux d’isolation thermique par l’extérieur constitués de bardages rapportés. D’autres systèmes peuvent relever d’un Avis Technique, d’un Document Technique d’Application ou d’une ATEx. Le domaine d’emploi et les prescriptions de mise en œuvre doivent être respectés.

Activités connexes : attention au périmètre de l’attestation

La réalisation d’ouvrages relevant de la serrurerie-métallerie, de la charpente et structure métallique ou de la menuiserie extérieure n’est pas automatiquement comprise dans la garantie bardage.

Il en va de même pour l’étanchéité, la couverture, le désamiantage, les travaux de structure ou la conception technique. Ces prestations doivent être signalées à l’assureur lorsqu’elles sont exécutées par l’entreprise.

Point de vigilance : la pose d’un bardage ne doit pas être confondue avec la réalisation d’une façade-rideau, qui correspond généralement à une activité d’assurance distincte.

Risques et responsabilités liés au bardage de façade

Quels sinistres peuvent engager la responsabilité du bardeur ?

Arrachement ou chute d’éléments

Une fixation inadaptée, un défaut d’ancrage, un mauvais dimensionnement de l’ossature ou une résistance insuffisante au vent peuvent provoquer la déformation, la désolidarisation ou la chute d’éléments de façade.

Infiltrations et défauts aux points singuliers

Les infiltrations peuvent résulter d’un mauvais traitement des angles, appuis, encadrements, jonctions ou raccordements avec les autres ouvrages. Leur caractère décennal dépend notamment de leur ampleur et de leurs conséquences sur l’usage du bâtiment.

Condensation et défaut de ventilation

Une lame d’air insuffisante, discontinue ou mal ventilée peut favoriser la condensation, la dégradation de l’isolant, la corrosion des éléments métalliques ou l’altération du support.

Défaut d’isolation ou risque incendie

Une discontinuité de l’isolant, des ponts thermiques importants ou une mise en œuvre non conforme des dispositifs de sécurité incendie peuvent entraîner des désordres graves. La qualification juridique dépend toujours des faits constatés.

Quels dommages peuvent relever de la garantie décennale ?

Sous réserve de l’analyse du sinistre et du contrat, la responsabilité décennale peut notamment être recherchée en présence :

  • d’un risque avéré de chute ou d’arrachement des panneaux ;
  • d’infiltrations importantes rendant les locaux impropres à leur destination ;
  • d’un défaut affectant la stabilité de l’ossature ou des fixations ;
  • d’une condensation persistante compromettant l’usage normal du bâtiment ;
  • d’une dégradation du complexe de façade affectant la solidité ou la destination de l’ouvrage.

À l’inverse, une variation de teinte, une rayure ou une imperfection exclusivement esthétique ne suffit généralement pas, à elle seule, à caractériser un dommage de nature décennale.

Toutes les techniques de bardage sont-elles assurables ?

Techniques courantes

L’assureur examine si les travaux relèvent de référentiels reconnus et si les produits sont mis en œuvre conformément à leur domaine d’emploi et aux prescriptions du fabricant.

Techniques non courantes

Les procédés sous Avis Technique, DTA ou ATEx, les produits importés, les systèmes innovants et les mises en œuvre hors domaine d’emploi nécessitent une étude particulière. Ils ne sont pas nécessairement exclus, mais doivent être déclarés avant le chantier et accompagnés des justificatifs techniques utiles.

Conception et dimensionnement : quelles missions assurer ?

Lorsque l’entreprise établit les notes de calcul, choisit les fixations, dimensionne l’ossature ou réalise les plans d’exécution, ces missions doivent être décrites à l’assureur. Le recours à un bureau d’études techniques assuré en responsabilité civile décennale doit être formalisé ; il ne dispense pas l’entreprise d’assurer les missions qu’elle conserve.

Pourquoi confier votre assurance décennale bardage à Assurcore ?

Assurcore, courtier spécialisé en assurance construction, analyse la concordance entre vos travaux, vos procédés et le libellé proposé par l’assureur.

  • analyse des activités réellement exercées ;
  • vérification du libellé de garantie ;
  • présentation des matériaux et procédés techniques ;
  • prise en compte de l’ITE, de la conception et de la sous-traitance ;
  • étude des montants de marchés et des chantiers particuliers ;
  • accompagnement en création, reprise d’antériorité ou après résiliation.

L’objectif est de rechercher un contrat adapté aux travaux effectivement réalisés, et non une attestation générique dont le périmètre resterait incertain.

Souscrire une décennale bardage avec Assurcore

Quelles garanties prévoir pour une entreprise de bardage ?

La responsabilité civile décennale couvre, après réception, les dommages relevant du régime des articles 1792 et suivants du Code civil. D’autres garanties doivent être examinées selon l’activité :

  • la responsabilité civile exploitation et pendant les travaux ;
  • la responsabilité civile après réception hors dommages de nature décennale ;
  • les dommages aux existants et aux biens confiés ;
  • la responsabilité du sous-traitant pour les dommages de nature décennale ;
  • les dommages en cours de travaux et les frais de dépose-repose ;
  • les dommages immatériels consécutifs et la défense-recours ;
  • les garanties liées aux produits lorsque l’entreprise intervient également comme fabricant.

Les plafonds, franchises, exclusions et conditions diffèrent selon les contrats. Ils doivent être examinés avec le même soin que le libellé de l’activité.

Comment obtenir une assurance décennale bardeur ?

L’assureur étudie notamment :

  • l’expérience, les qualifications et les références du dirigeant ;
  • le chiffre d’affaires et sa ventilation par activité ;
  • la répartition entre travaux neufs et rénovation ;
  • les matériaux, supports et systèmes de bardage utilisés ;
  • la présence d’une isolation thermique par l’extérieur ;
  • la hauteur et la destination des bâtiments ;
  • les montants moyen et maximal des marchés ;
  • les missions de conception et la part de sous-traitance ;
  • les techniques non courantes et la sinistralité antérieure.

Quels documents fournir pour l’étude ?

Le dossier comprend généralement le questionnaire complété, un extrait Kbis ou un avis SIRENE, les justificatifs d’expérience, les anciennes attestations, le relevé de sinistralité, la ventilation du chiffre d’affaires ainsi que des devis ou factures représentatifs. Les fiches techniques, Avis Techniques, DTA ou ATEx peuvent être demandés pour les systèmes employés.

Une entreprise nouvellement créée ou dépourvue d’assurance récente peut également consulter notre page consacrée à l’assurance décennale sans antécédents.

Combien coûte une assurance décennale bardage ?

Il n’existe pas de tarif unique. La prime dépend notamment du chiffre d’affaires, de l’expérience, des matériaux employés, de la présence d’une ITE, de la hauteur des ouvrages, des montants de marchés, des techniques utilisées et de la sinistralité. Une étude individualisée est donc nécessaire pour comparer des garanties réellement équivalentes.

Questions fréquentes sur l’assurance décennale bardage

L’assurance décennale est-elle obligatoire pour un bardeur ?

Elle est obligatoire lorsque l’entreprise réalise des travaux susceptibles d’engager sa responsabilité décennale. Le contrat doit être souscrit avant l’ouverture du chantier et couvrir précisément l’activité exercée. Le sous-traitant, qui n’est pas directement lié au maître d’ouvrage, relève d’un régime différent mais doit néanmoins assurer sa responsabilité.

Quels sinistres de bardage peuvent être couverts par la décennale ?

Il peut notamment s’agir d’infiltrations importantes, d’un risque de chute des panneaux, d’un défaut affectant la stabilité des fixations ou d’une condensation rendant les locaux impropres à leur destination. La gravité et les conséquences du désordre sont déterminantes.

L’isolation thermique par l’extérieur doit-elle être déclarée ?

Oui. La nature de l’isolant, le support, l’ossature, les fixations et le domaine d’emploi du procédé doivent être précisés. La pose d’une ITE sous bardage modifie la nature technique des travaux et l’analyse du risque.

Le bardage métallique et les panneaux sandwich sont-ils assurés de la même façon ?

Pas automatiquement. L’assureur examine le type de bâtiment, la composition du complexe, les systèmes de fixation, la hauteur des ouvrages et les prescriptions du fabricant. Le libellé du contrat doit correspondre aux techniques réellement mises en œuvre.

Une technique non courante de bardage peut-elle être assurée ?

Oui, sous réserve de l’accord de l’assureur. Le procédé, son domaine d’emploi et ses évaluations techniques doivent être communiqués avant le chantier. Des justificatifs ou conditions particulières peuvent être exigés.

Comment assurer des travaux de bardage réalisés en sous-traitance ?

Le sous-traitant doit déclarer précisément ses travaux et souscrire une responsabilité civile comprenant une garantie adaptée aux dommages de nature décennale. L’entreprise principale doit également vérifier les attestations de ses sous-traitants.

Que faut-il vérifier sur une attestation décennale bardage ?

Il faut contrôler la période de validité, l’activité garantie, les techniques couvertes, les éventuelles limitations relatives aux procédés, aux montants de marchés ou au coût des ouvrages, ainsi que la concordance avec les travaux prévus au marché.

Retrouvez ici l’assurance décennale qui vous correspond :

Les constructeurs : Clos et Couvert

Les constructeurs : Divisions et Aménagements 

    Les constructeurs : Lots Techniques

    Prêt à rejoindre les clients d'Assurcore ?

    Parlons-en ensemble TEL : 01-78-770-770
    Prenons contact